25 avril 2009
Festival Nomades 2009

"Festival Nomades 2009" 1er festival à Bordeaux consacré aux musiques et cultures tsiganes. Par le Salon du Lire et le Mascarets (collectif associatif et scolaire de Bacalan)
Mardi 5 et mercredi 6 mai au Théâtre du Pont Tournant : sensibilisation aux cultures et musiques tsiganes pour les écoles et collège du quartier : flamenco, jazz manouche et musique tsigane.
Du lundi 4 au samedi 9 mai à l'Amicale laïque de Bacalan et à la Bibliothèque de Bacalan : expositions et rencontres sur les cultures nomades.
Mardi 5 Mai à 19h salle Point du jour Pierre Tachou (44 rue J. Brunet) : projections des films "Swing" de T. Gatlif et "Pascual Gallo Flamenco" de M. Toutin
Du Mercredi 6 au Samedi 9 Mai de 19h à 23h30 concerts sous chapiteau (5 rue Joseph Brunet Tram B direction Claveau arrêt Brandenburg)
Mercredi 6 Mai : Jazz manouche avec Samson Schmitt / Gypsy Color / Matéo Swing Gang / Collectif girondin de la musique tsigane
Jeudi 7 Mai : Musique tsigane (Europe de l'Est) avec Compagnie Mohein / Unika Orchestra.
Vendredi 8 Mai : Flamenco andalou avec Pascual Gallo / Ginseng Trio / Bony y Los Cheles
Samedi 9 Mai : Soirée de clôture, mélange des cultures tsiganes.
DECOUVRIR ... les musiques et les cultures vivantes des gens du voyage qui sont si mal connues et si souvent caricaturées. Qu'ils se disent gitans, manouches ou tsiganes, ils ont des mots, des sons, des musiques, des chants, des trésors à nous faire entendre !
ECHANGER ... entre les communautés et entre les générations qui parfois vivent si près les unes des autres sans réellement se côtoyer. Pour les "sédentaires" de Bacalan et d'ailleurs, pour les "nomades" depuis si longtemps présents dans notre quartier, c'est le moment de se parler, de se connaître mieux !
Découverte culturelle et lien social : 2 voies complémentaires pour mieux vivre ensemble...
Venez faire un bout de chemin avec NOMADES 2009 !
Infos & réservations : 05 56 50 85 60 / 05 56 11 06 11
Tarifs 6 à 10 € - Forfait 4 soirs : tarif normal : 30€, tarif réduit (étudiants, moins de 16 ans, chômeurs, Rmistes) : 20€
Préventes à la Fnac et sur le réseau Tickenet (Virgin Megastore, Auchan, Cora, Cultura, E.Leclerc)
09 mars 2009
Walk the Line
Walk the Line est un film académique, efficace pour connaître la véritable histoire de Johnny Cash. Il faut aimer sa voix rauque pour apprécier ce biopic. Certes, il est à la mode en ce moment. L'émergence des célébrités disparues est une bonne idée sauf que parfois c'est décevant et caricatural. C'est une véritable course au biopic. Vous jugerez par vous même sur Fluctuat.
Le choix de l'acteur Joaquim Phoenix est plutôt osé et judicieux de la part du réalisateur. Comme par hasard, il a perdu son frère décédé tragiquement d'une overdose. Le frère de Cash est également décédé. Il est donc lui aussi marqué. En se sentant coupable, dés lors la notoriété et la célébrité atteinte, il plonge dans l'enfer de la drogue. Allez savoir pourquoi en regardant ce film sans regret!Il a probablement utilisé sa douleur pour incarner corps et âme ce rôle difficile et torturé. Il a réussi à mimer au plus juste le physique nerveux, raide et tendu de Cash qui est contrebalancé par la beauté rayonnante de Carter, sa femme. Il apporte tout son charisme au sombre chanteur. Tout le film est plutôt basé sur sa vie privée et sa psychologie avec comme fond sonore sa musique. Une reconstitution fidèle à son histoire.
30 juillet 2008
Las Hermanas Caronni // Juan Carlos Caceres
Un rendez vous de toutes les générations Chez Alriq qui restera toujours indémodable. J'ai entendu pour la première fois Las Hermanas Caronni. Une violoncelle, une clarinette, deux voix singulières et un pays en commun : l'Argentine. Ces atouts m'ont permis de découvrir ce qu'est la musique argentine : elle est originale et intime.
Par ailleurs, Las Hermanas Caronni ont invité Juan Carlos Caceres. Ce polyphonique créateur, avec une âme de bohème, m’a surprise lorsqu’il a manié plusieurs instruments (sa voix, le piano et le trombone) en même temps. L’ouragan s’est déchaîné en lui. Il a chanté avec emphase et interprété quelques chansons avec passion ...
26 juillet 2008
Ablaye Cissoko "Le Griot Rouge"
Ce soir là j’étais en plein air à la guinguette chez Alriq. Ce lieu est seulement ouvert au printemps et en été lorsque les beaux jours sont là. Il est idéalement situé sur la rive droite de la Garonne au bord de l’eau avec une jolie vue sur les façades de la rive gauche. Ce cadre, paumé dans la nature, connaît du succès quand le soleil se couche … Des couleurs flamboyantes et chatoyantes dansent sur les façades ... Ce mini havre de paix est vivement conseillé aux citadins cherchant à se réfugier quelque part ...
Le Sénégal a été à l’honneur un voyage dépaysant et apaisant. Ce fut un rendez vous agréable avec Ablaye Cissoko qui m’a fait découvrir son carnet de voyage sonore. Sa voix douce, le son de sa kora et ses airs délicats m’ont littéralement transporté au cœur d’une Afrique sereine.
Il a également évoqué la légende du Griot Rouge (le créateur de la kora) :
Kimintang, jeune du village déplorait l'excès de tristesse, de violence, de peur des hommes et souhaitait les amener vers plus de sérénité. La vision d’un lieu s’offrit à lui, il décida alors de le trouver. Il embarqua sur une pirogue, et remonta le fleuve affrontant de nombreux dangers. Arrivé, il rencontra un djinn (génie) qui, afin de l'aider dans sa quête, lui proposa de rassembler une peau de veau, une calebasse, du bois de cola, une pièce de fer, un chevalet. … Kimintang assembla les pièces et monta 7 cordes, puis 7 autres cordes et encore 7 cordes, soit un total de 21 cordes. Le djinn se saisi de l'objet et disparu. A son retour, remettant l'instrument à Kimintang il lui dit :
"Voici la Kora qui apportera la paix dans le cœur et l'âme des hommes. Tu trouveras dedans les réponses que tu es venu chercher"
Ainsi naquit la Kora, magnifique harpe Africaine dont la musique monte vers le ciel en un chant universel …
Prochain concert : Las Hermanas Caronni (chant et musique d'Argentine) - 30 juillet - 22h
14 juillet 2008
Purple Rain
J’ai enfin eu l’occasion de voir le film musical Purple Rain (1984) avec Prince sur Arte. Je le considère comme une histoire s’inspirant celle de Prince. Le grand intérêt de surveiller régulièrement le programme TV! Finalement il y a de bonnes choses! Certes, c’est un vieux film mais la musique est toujours intacte. Elle est belle, forte et puissante au niveau des émotions.
Pour finir (un conseil : ne cherchez pas à traduire les paroles. Quel gâchis si vous le faites! Au contraire laissez vous guider par la mélodie musicale du texte) :
I never meant 2 cause U any sorrow
I never meant 2 cause U any pain
I only wanted one time 2 see U laughing
I only wanted 2 see U laughing in the purple rain
Purple rain, purple rain
Purple rain, purple rain
Purple rain, purple rain
I only wanted 2 see U bathing in the purple rain
I never wanted 2 be your weekend lover
I only wanted 2 be some kind of friend, hey
Baby, I could never steal U from another
It's such a shame our friendship had 2 end
Purple rain, purple rain
Purple rain, purple rain
Purple rain, purple rain
I only wanted 2 see U underneath the purple rain
Honey, I know, I know, I know times are changin'
It's time we all reach out 4 something new, that means U 2
U say U want a leader, but U can't seem 2 make up your mind
I think U better close it and let me guide U 2 the purple rain
04 juillet 2008
The soul sisters
Du gospel (ce terme vient de « God - Spell », ce qui signifie la parole de Dieu ou l’Evangile. Ce sont des chants interprétés avec des références à Jésus Christ et à ses apôtres, dans les églises afro américaines) américain ce soir là à la cathédrale de Bordeaux avec Nicole Slack jones, entourée de ses choristes (ses quartets vocaux) et musiciens. Elle m'a fait vivre un moment intense et inoubliable pendant 2 heures. Elle a réussi à emporter l'adhésion collective par une exhortation enflammée manifestant sa révolte musicale. Sa voix était dans tous ses états. Une sacrée lutte contre la souffrance infligée par le racisme. Une jolie forme musicale. J'avais le diable au corps ... Ce fut un rendez vous insolite.
22 avril 2008
Lou Reed
« Le poète du New York de la perversion »
Julian Schnabel s'est attaché, encore une fois, à perpétrer la mémoire de ceux que les drames personnels ont détruit. Un talent qui est de nouveau confirmé avec Berlin. Un documentaire qui montre l’envers de la tournée de Lou Reed à New York filmé durant cinq concerts en 2006. En 1973, l’album Berlin est un échec commercial et critique. Trente trois ans après (êtes vous bon en maths ?) Lou Reed rejoue l’album devenu mythique pour une mini tournée internationale. Julian Schnabel en profite alors pour rendre hommage à la sensibilité de ce musicien. Il estime que ce film n'est ni un vrai documentaire ni un vrai concert filmé, mais une sorte d'hybride, qui fait revivre certaines chansons devenues mythiques.
Lou Reed est inexpressif. Ce masque laisse transparaître des souffrances et une mise à distance avec son passé. Son album raconte une histoire : une sale expérience avec les psys (comme ses parents le juge excentrique et enclin à l’homosexualité ils le conduisent à l’hôpital psychiatrique pour lui faire subir vingt-quatre séances d’électrochocs!) ; trois suicides (Caroline en fin de disque, sa femme et de l’égérie warholienne (Andrea Feldman)) qui l’ont affecté ; l’enfer chimique. Mais sa voix emporte peu à peu tout le monde ... jusqu’à lui-même, visiblement ému ...
Une captation impeccable : le visage buriné de Lou Reed avec sa voix rauque est cadré très souvent par les caméras pour recevoir la puissance des sons ; un respect au niveau de la gestuelle des musiciens ; la musique et l’image sont en phase et nous submergent d’émotions palpables pour briser la noirceur de son œuvre incomprise et banni. Superbe.
09 février 2008
Maurice El Medioni
L' Oranais est arrivé à Bordeaux pour un concert évènement samedi 9 février au TNBA. Il est le descendant d'une musique bâtarde, celle où tout se mêle. Les styles arabo andalou, jazz, algérienne, judéo arabe sont combinés pour donner naissance à une invention nommée "pianoriental". Une connexion trés claire. Malgré ses 80 ans, ses doigts dansent toujours sur le piano avec alégresse. Un ton arabe produit par excellence sur le piano occidental.
Une durée de deux heures parce que le public refusait de quitter la salle et continuait à l'ovationner sans arrêt ... Donc nous avons eu droit à quatre notes musicales totalement inédites. Je me souviens de sa dernière phrase touchante : "Rentrez chez vous. Je dois aller dormir car mon coeur risque de lâcher. Juifs, mulsumans et catholiques doivent vivre en symbiose".
Jetez un coup d'oeil sur cette vidéo pour partager quelques minutes avec lui http://www.dailymotion.com/video/x3db0i_maurice-el-medioni-descarga-orienta
24 novembre 2007
La dame en brune
«C’est là, ça vous ensommeille au creux des reins, Le mal de vivre Qu’il faut bien vivre vaille que vivre.» Barbara
Barbara a pris le vol de nuit le 24 novembre 1997. La fin d'une grande histoire d'amour avec ses enfants, le public : «Seuls vous et moi connaissons les sentiments extraordinaires qui nous unissent. C'est formidable la route que vous m'avez tracée. Il est vrai qu'à soixante-trois ans, vous m'avez laissée intacte, vous m'entendez, intacte.»
Une figure toujours vivante avec sa poésie. Elle a réussit à sublimer les instants sordides de sa vie : l'inceste, la guerre et la fuite perpétuelle de son père. Elle incarnait la VIE qui n'est que le mariage de quatre verbes : vivre - aimer - souffrir - comprendre. Don de sa vie dans ses chansons. Son image extérieure, semblait être sombre. Mais elle avait en réalité une lumière intérieure éclatante et rayonnante. C'était l'éclat d'une luciole dans la nuit ...
10 novembre 2007
Gypsy Caravan
GYPSY CARAVAN de Jasmine Dellal - 10 novembre 2007 21h - Cinéma de Bègles
Un magnifique documentaire qui exalte la joie de vivre avec une frénésie musicale. Un voyage humain et musical de cinq groupes tsiganes provenant de l'Espagne, l'Inde, la Roumanie, la Macédoine nous fait découvrir en même temps les jolies mélodies du peuple rom et la culture de chacun. Des vies marquées par de douloureuses épreuves ... Une rencontre à la fois éloignée et intime avec le feu de l'âme tsigane. Pour aimer cette musique il faut avoir "el duende" comme dit la bouleversante Juana avec sa voix éraillée.
De nombreux clins d'oeil (mise en scène, musique gitane) à Emir Kusturica (Le temps des gitans) , Wim Wender (BuenaVistaClub) et Tony Gatlif (Vengo, Translyvania).









