A la recherche de Miss Cultura ...

Carnet de rendez vous pour la culture.

06 mai 2009

El nino pez

elninopez_aff

La réalisatrice de XXY revient avec un deuxième long autour des mêmes thématiques (adolescence, effronterie, difficulté à vivre pleinement une sexualité différente, sensualité, révolte postadolescentepostadolescente contre le monde des adultes, pudeur, malaise) avec un jeu de miroir inquiétant. J'ai, tout de suite, pensé au film pasolinien Théorème dont le thème est la cristallisation des désirs autour d'un personnage central. Allez savoir pourquoi! Deux jeunes femmes, coincées dans des corps mi-enfants mi-adultes, qui voudraient s’aimer, mais que tout sépare... Amour et drame vont inextricablement se lier; Une belle maîtrise de mise en scène accompagnée d'images fortes et émotionnelles ne fait que renforcer la manière d'exprimer les sentiments passionnels et charnel. Le cinéma argentin a désormais trouvé sa réalisatrice et il n'a pas fini de m'étonner... Il ne cesse de créer de nouveaux procédés de narration captivants. J'y adhère totalement et j'éprouve toujours le grand plaisir de plonger dans des histoires de toute nature. 

Posté par misscultura à 08:17 - °Coin du ciné° - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


25 avril 2009

Les oubliées de Juarez

affiche_Les_Oubliees_Bordertown_2005_1

Vivement conseillé par Amnesty International, j'ai été poussée à louer le dvd. Une curiosité cinématographique insatiable.  S'inspirant de faits réels, ce film est un véritable coup de massue si nous ignorons de ce qui se passe réellement à la frontière Mexicaine-Américaine :  depuis quinze ans bientôt, des femmes meurent (plus de 400 ont été assassinées, 500 restent disparues) à Ciudad Juarez (Mexique) pour des raisons inconnues et incongrues. La plupart d'entre elles sont des employées des maquiladoras (usines de groupes internationaux implantées à la frontière  exploitant une main d’œuvre pas chère, corvéable et à la merci des hommes). En tant que femme, ce qui me révolte le plus est la concupiscence du  gouvernement mexicain, la corruption et l'omerta des Etats Unis face à l'ampleur de cet évènement. D'une mise en scène et d'un montage fluide (à noter les images criant d'un réalisme), il y a toutefois quelques ingrédients holywoodiens. Mais malgré cela, l'objectif est plutôt réussi, celui d'éveiller les consciences. Il y est parvenu et c'est l'essentiel. La citation de Paul Eluard illustre bien le message de ce film Voir, c'est comprendre, juger, déformer, oublier ou s'oublier, être ou disparaître ...

Posté par misscultura à 22:54 - °Coin du ciné° - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

15 avril 2009

Famille brésilienne

Famille_bresilienne

Cette chronique familiale d'une classe défavorisée brésilienne est réussie. L'adage du film, à portée philosophique, quand l'avenir vous échappe il faut le réinventer résume déjà en gros le sujet du film. Cette radioscopie de la société brésilienne s'avère plutôt intéressante puisqu'elle évoque le malaise de la nouvelle génération en mal de repères et  complètement désorientée. Elle ne trouve que refuge et son salut dans le foot et la religion. Comment survivre? Comment sortir du quotidien et vivre dans une mégalopole déshumanisée et gigantesque telle que Sao Paulo? Comment continuer à vivre dans une société capitaliste qui vous laisse au bord de la route? Ces principales questions sont clairement traitées à travers les différents rôles masculins, ceux des garçons (Dario, Dinhon Denis et Reginaldo) de père inconnu élevés par une mère seule (elle n'est pas si ordinaire comme on pourrait le penser) et enceinte du cinquième enfant. Chacun trouvera le moyen de s'en sortir en bifurquant plusieurs fois mais réunis sous des conditions similaires, celles d'aimer toujours autant leur mère et être digne de soi même quoiqu'il arrive ... Walter Salles (pour info : ce réalisateur a également produit Carnet de voyage relatant l'histoire d'Ernesto Guevara et Alberto Granado) a réussi avec délicatesse à me rendre sensible aux personnages attachants et à leur sort. 

Posté par misscultura à 20:57 - °Coin du ciné° - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

07 avril 2009

Odette Toulemonde

odt

Le sourire aux lèvres et le coeur léger malgré la sordité du quotidien (une fille adolescente à problème, un fils coiffeur gays, leurs compagnons parasites) d'Odette Toulemonde. Son côté attachant ne fait que renforcer la  fraîcheur, la grâce et le charme indéniable du film. Ce conte moderne et philosophique (histoire à l'eau de rose, satire sociale, fable morale) pourrait être aussi drôle que grave. Son thème, l'art d'être heureux, révèle l'existence d'une similarité. Il pourrait être le cousin d'Amélie Poulain et Mary Poppins. Le souffle de la multitude des petits bonheurs sur notre chemin rend toujours la vie aussi belle  ... J'ai envie de réclamer la leçon du bonheur "Comment transformer une histoire simple en un conte de fée?" auprés d'Odette. Lorsque les soucis envahissent votre quotidien pensez à la contacter! Que dire des comédiens Catherine Frot et Albert Dupontel? Ils sont tout simplement impeccables et authentiques dans leur rôle. Ils sont en pleine possession des personnages incarnés à l'écran.

Le point noir : de nombreux clichés. J'ai, parfois, l'impression que la gentillesse et la crédulité d’Odette sont tellement poussées que ça frôle le ridiculisme. Ne serait-ce pas un moyen dérisoire de se protéger de ce monde impitoyable?

Posté par misscultura à 08:13 - °Coin du ciné° - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 mars 2009

Gran Torino

gran_torino1

Clint Eastwood a cloué pour de bon son cercueil en nous laissant un chef d'oeuvre majestueux sincère, véridique et réaliste. Puissant et corrosif. Il a tiré sa révérence d'acteur avec un film profondément humain et bouleversant orientant une réflexion sur  la religion, la défiance et la méfiance des minorités ethniques. Les préjugés surannés explosent en pleine figure. Une telle sobriété ne peut que forcer le respect. Cette fois ci, il s'agit d'un film de quartier voire même un récit de voisinage. Ces deux maisons, d’un quartier résidentiel de Detroit, sont habitées, d’une part, par Walt Kowalski interprété par Clint Eastwood, veuf aigri, raciste ("faces de citrons", "rats de marais", "têtes de nems"), grincheux, vétéran de la Guerre de Corée grognant toute la journée contre ses enfants ingrats et les étrangers qui ne cessent d’envahir les environs. D'autre part, par une famille d’asiatiques issus de la communauté Hmong. Tout le film est basé sur le rapprochement entre lui et Thao (le jeune fils).  Réfractaire au début, il trouvera finalement plus de points communs avec cette famille qu'avec la sienne en se laissant apprivoiser. A classer dans la catégorie acteur et cinéaste.   

Posté par misscultura à 12:04 - °Coin du ciné° - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 mars 2009

Walk the Line

00802848_photo_affiche_walk_the_line

Walk the Line  est un film académique, efficace pour connaître la véritable histoire de Johnny Cash. Il faut aimer sa voix rauque pour apprécier ce biopic. Certes, il est à la mode en ce moment. L'émergence des célébrités disparues est une bonne idée sauf que parfois c'est décevant et caricatural. C'est une véritable course au biopic. Vous jugerez par vous même sur Fluctuat.

Le choix de l'acteur Joaquim Phoenix est plutôt osé et judicieux de la part du réalisateur. Comme par hasard, il a perdu son frère décédé tragiquement d'une overdose. Le frère de Cash est également décédé. Il est donc lui aussi marqué. En se sentant coupable, dés lors la notoriété et la célébrité atteinte, il plonge dans l'enfer de la drogue. Allez savoir pourquoi en regardant ce film sans regret!Il a probablement utilisé sa douleur pour incarner corps et âme  ce rôle difficile et torturé. Il a réussi à mimer au plus juste le physique nerveux, raide et tendu de Cash  qui est contrebalancé par la beauté rayonnante de Carter, sa femme. Il apporte tout son charisme au sombre chanteur. Tout le film est plutôt basé sur sa vie privée et sa psychologie avec comme fond sonore sa musique. Une reconstitution fidèle à  son histoire. 

Posté par misscultura à 23:39 - °Coin du ciné° - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

08 mars 2009

Noces Rebelles

3199

J’ai retrouvé Sam Mendes, connu par le passé grâce au véritable bijou familial American Beauty, dans Noces Rebelles. L’exploration de la sphère du couple, incarné par Léonardo Di Caprio et Kate Winslet, ne fait que de remettre en cause le conformisme. Il traite un sujet ambitieux et polémique « écouter ses désirs ou s’adapter à la société ». En gros, pour ne pas avoir de problèmes il faut faire comme tout le monde et la moindre originalité peut être mal perçue. Qu’est ce la normalité de la vie? Cet écho est toujours d’actualité. Un message sincère et convainquant dans la mesure où il critique les conventions et les rapports lissés par la vie en société. Tout exprime bien la lassitude transparaissant derrière ces personnages avec leur sourire et la gentillesse. Quand le masque tombe parait toujours une forme de vérité criante. Il faut avoir tout simplement du cran pour s’accrocher et pour vivre ses rêves. Le personnage qui m’a le plus marqué : le mathématicien brisé par la société. Il est le baromètre du couple et casse toute idéalisation. Je ne le juge pas comme un fou. Je pointe mon doigt sur la société qui n’a hélas supporté son originalité et la force de ses propos « hors normes ». J’étouffais tellement que j’espérais retrouver à la fin un échappatoire possible. Mais en fin de compte, c’est une descente vers l’irréparable tant attendu ... Ne vaudrait-il mieux pas être sourd face à certaine situation comme l'évoque bien la fin du film?   

Posté par misscultura à 18:49 - °Coin du ciné° - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

07 mars 2009

Harvey Milk

harvey_milk_189

J'ai retrouvé, pendant deux heures, l'un de mes réalisateurs favoris Gus Van Sant. J'apprécie énormément ce man puisqu'il a réussi à marcher sur deux chemins diamétralement oposés (radical/classique) en bifurquant plusieurs fois.  Je pense à Gerry, Elephant, Last Days, Will Hunting, Park ... La colère et le militantisme sont désormais devenus ses marques.

Cette fois ci,  Harvey Milk (Il fut le premier homme politique américain ouvertement homosexuel à détenir un mandat électoral. Malheureusement, un an aprés son élection il fut assassiné en même temps que le maire par Dan White, l'incarnation de l'opposition à la reconnaissance du droit des homosexuels, un autre conseiller municipal. C'est terrible de savoir que ce genre de mentalité existe toujours à l'heure actuelle aux Etats Unis et en Europe) est une combinaison des deux. Le pari est réussi. Aucun prosélytisme n'est évoqué. Il défend tout simplement la tolérance, l'ouverture, le besoin de comprendre et d'accepter l'autre tel qu'il est. Et Sean Penn, bien entendu, est incroyable et a mérité l'oscar pour cette occasion. Il l'incarne à la perfection. Il est tellement magnifique et sensationnel que je n'ai jamais eu l'impression qu'il interprétait son rôle. Une métamorphose grandiose complétée par celle d'Emile Rish (Rapelez vous de lui dans Into the Wild!)

Posté par misscultura à 10:18 - °Coin du ciné° - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 octobre 2008

Fleur secrète

fleur_secrete_3

Je félicite Utopia d'avoir projeté ce film japonais, vieux de trente cinq ans, sur les écrans. Un pari discret et audacieux! Un conseil : évitez d'amener votre grand mère catho assister aux dérives sexuelles les plus bordeline (bondage, scatologie, SM, viol)! Elle risque point de s'en remettre! Le trash ne rime pas forcément avec malsain. Ce que j'ai le plus apprécié : l'emploi d'un humour particuliers (surtout celui de la mère castratrice) qui se mélange à la beauté des plans frôlant l'insolence. Freud doit se retourner dans sa tombe! L'oeuvre est aussi bien sulfureuse que divertissante malgré l'esprit "bon enfant" de certaines scènes. Parfois, le grotesque dénué de charme éclot. En revanche, il serait beaucoup plus intéressant de constater que ce chef d'oeuvre ne fait que de critiquer sur un plan socio politique les auspices du désir et du sexe de la Nouvelle Vague niponne. Il ne fait que les galvauder de manière volontaire. La femme peut être castratrice et libératrice des pulsions mâles. Elle n'est finalement que le jouet de ses envies à manipuler avec ou sans modération. 

Posté par misscultura à 10:59 - °Coin du ciné° - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 septembre 2008

Jar City

post_455487_1196575742

Nature et Culture, deux thèmes de prédilection en philosophie, se confrontent sans arrêt dans Jar City. Cette cité évoque en filigrane la génétique (allusion à la création d’un fichage génétique et médical par une boîte privée) devenue la science favorite des apprentis sorciers en tout genre et le risque de dérapage. Tout acte a une valeur. Le sens est reconnu lorsque les interactions sociétales et familiales s’en mêlent. Les paysages islandais désertiques, telluriques et inhospitaliers renforcent la beauté noire de ce film. L’Islande est à la fois une petite société, une nation et un village. Tout tourne en rond et semble être similaire : les chemins menant à un point particuliers et les protagonistes tiraillés entre la sensibilité et l’austérité.

Posté par misscultura à 12:42 - °Coin du ciné° - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »