01 mai 2009
Dictionnaire de l'amour et du plaisir au japon
Enfin un dico qui traite sans pudeur des thèmes comme l'amour (du premier baiser au dernier adieu), le corps (comme un rocher), la beauté (tristesse et secret), la sexualité (vagin pieuvre, visage d'orage et pénis cosmique), l'industrie du sexe (l'imagination au pouvoir) et le fantastique (éloge de l'ombre). De nombreuses illustrations sont déroutantes et surprenantes. De sacrés visuels fort explicites! C'est un ouvrage indispensable pour tout amoureux du Japon et curieux de découvrir des horizons lointains ... Ce pavé se donne pour objectif de décrypter le comportement des Japonais, et surtout de définir la pensée japonaise et sa culture érotique. Elle dépasse largement le cadre de la sexualité en témoignant surtout de la création contemporaine, son enracinement dans une tradition spirituelle ancestrale et millénaire. Agnès Giard a réussi à briser les tabous en faisant de ce sujet le terrain d'investigation. Un long voyage au pays des sens vous attend désormais.
Pour assouvir votre appétit n'hésitez pas à se promener sur son blog.
11 octobre 2008
Fleur secrète
Je félicite Utopia d'avoir projeté ce film japonais, vieux de trente cinq ans, sur les écrans. Un pari discret et audacieux! Un conseil : évitez d'amener votre grand mère catho assister aux dérives sexuelles les plus bordeline (bondage, scatologie, SM, viol)! Elle risque point de s'en remettre! Le trash ne rime pas forcément avec malsain. Ce que j'ai le plus apprécié : l'emploi d'un humour particuliers (surtout celui de la mère castratrice) qui se mélange à la beauté des plans frôlant l'insolence. Freud doit se retourner dans sa tombe! L'oeuvre est aussi bien sulfureuse que divertissante malgré l'esprit "bon enfant" de certaines scènes. Parfois, le grotesque dénué de charme éclot. En revanche, il serait beaucoup plus intéressant de constater que ce chef d'oeuvre ne fait que de critiquer sur un plan socio politique les auspices du désir et du sexe de la Nouvelle Vague niponne. Il ne fait que les galvauder de manière volontaire. La femme peut être castratrice et libératrice des pulsions mâles. Elle n'est finalement que le jouet de ses envies à manipuler avec ou sans modération.
04 septembre 2008
Entre les jambes
Ce fut un délice de retrouver un lot d'acteurs espagnols tels que Victoria Abril, Javier Bardem, Sergio Lopez et Carmelo Gomez dans des rôles de personnages troublants. Comment définir notre sexualité? Cette question est étudiée sous forme de miroir. Chacun incarne plus ou moins des aspects de notre personalité (la sensualité avec un brin d'érotisme, la fébrilité et la provocation). Tout au long du film la tension croît et nous lâche pas afin de connaître le destin de chacun sans connaître la confusion. Manuel Gomez Pereira maîtrise presque parfaitement l'art du scénario malgré le mauvais choix du titre. Sachez bien que malgré la force du titre entre les jambes nous sommes loin du compte. Cherchez l'erreur une fois que vous aurez vu le film!
11 avril 2008
Eros
Trois moyens métrages réalisés par trois maîtres du cinéma contemporain : Michelangelo Antonioni (Le Périlleux) ; Steven Soderbergh (Equilibre) et Wong Kar-Wai (La Main). Trois histoires, frémissantes de désir, s'inspirent fortement de la peinture plus que du cinéma en lui-même.
L’eros est malade dans un monde où l’érotisme tend à disparaître et à être remplacé par la vulgarité. Dans la philosophie platonicienne, eros désigne la nostalgie de l'âme en quête du domaine du divin. Il signifie une sorte d'amour romantique ou esthétique. On aime parce que l'on est aimé ...
23 février 2008
Fraise et Chocolat
Aurélia Aurita a une vision ludique et joyeuse de la sexualité. Elle sait en parler. De la crudité. De la spontanéité. De la tendresse. De la fraîcheur. De l’amour. Du partage lors des états vibrants. De la puissance. De la passion amoureuse. Des échanges basés sur une communication sincère. Elle fait de ce vieux sujet tabou un exploit narratif en ayant recours à un style épuré, vif, léger, allusif et doux avec une bonne dose d’humour. Elle ne tombe jamais dans le scabreux. Il est narré d’une telle manière que nous comprenons rapidement qu’elle ne conçoit pas le sexe sans amour. Deux entités indissociables. Avec son ton provocateur et caustique, elle ne finira jamais de nous surprendre.
Pour assouvir votre curiosité : http://www.lesimpressionsnouvelles.com/fraise_et_chocolat.htm
13 février 2008
La saveur de la pastèque
Je ne regarderai plus jamais la pastèque, un de mes fruits préférés l'été, de la même façon. Je n'ai eu hélas le temps de compter le nombre de pastèques défilant à l'écran! Elles sont beaucoup trop nombreuses! En tant que spectactrice aguérrie, curieuse et aventurière j'ai beaucoup rigolé en le regardant. Je naviguais sans arrêt entre la surprise, l'admiration et le dégoût pour certaines scènes de sexe où le désir n'y est vraiment pas du tout. Je les juge plutôt clinique malgré l'incongruité et l'originalité. Les timides et les complexés auront du mal à accepter l'outrance de ce film construit sur le mode méthaphorique. La scène finale, le summum de ce film "choc", risque de les crisper et de les mettre mal à l'aise. Mais ils peuvent être sauvés par les morceaux musicaux où l'on chante l'amour avec des paroles passionnées.
Il y a peu de dialogue. Des plans longs avec des grands angles pour faire participer le spectacteur contre son gré aux scènes. Du comique. Du laconisme. Du tragique. Du grotesque. Du mélodrame. De la tristesse. De la poésie. De la sensibilité. De la naiveté. Un véritable cocktail explosif pour symboliser les multiples facettes de l'humanité. Les sujets ne cesse de déambuler avec leur corps, de se croiser pour chercher perpétuellement l'étincelle de l'amour. Des zombies qui errent pour se rabattre sur la cruauté de la sexualité. Leur bouée de sauvetage. Un besoin de se sentir vivre et vivant.






