27 avril 2009
Kiki de Montparnasse
La photo emblématique Le violon d'Ingres (1924), représentation du dos de l'égérie de Man Ray en forme de violon, est fortement ancrée dans la mémoire collective. La couverture de cette bd incite bien le lecteur à vouloir connaître son histoire avec ses ombres et ses lumières. Et pourtant, elle a le dos tourné. Une histoire bourrée d'annecdotes et représentée sous forme d'un généreux diaporama. Il relate sans hésiter sa vie trépidante et "hors norme". L'usage d'un graphisme trés expressif captive et ouvre la porte à toute surprise et émerveillement. Tout est magnifiquement évoqué ( le microcosme de Montparnasse, les années folles, l'effervesence artistique (Picasso, Man Ray, Desnos, Modigliani, etc.) ...) pour relater sans crainte la grandeur et la décadence d'une star. Une lecture fluide qui semblerait montrer que les auteurs maitrisent l'histoire de l'art sur le bout des doigts.
Un grand merci à Vincent de l'avoir soigneusement conseillée à mon compagnon. Une fois en main, je me suis jettée aussitôt la dessus et le voyage dans le passé s'est merveilleusement bien passé ... Je vous invite également à visionner cette vidéo Le violoncelle Vous noterez que la chorégraphie est remarquable. Ca ne vous rapelle rien?
27 mars 2009
Andy Warhol
((1er jour/Aprés midi))
Chaque fois que je fais quelque chose, le résultat est un portrait.
Cette citation correspond bien à sa personalité démultipliée (de profil, de face, avec des lunettes de soleil, avec une perruque, etc.) et à sa fascination démeusurée par les les portraits. Marilyn Monroe, Mao aux lèvres maquillées, La Joconde ou encore Jackie Kennedy, vous connaissez? Ces portraits (un mélange de photographie et de peinture appelée sérigraphie) ont fait le tour du monde et ont été vendus a des millions d'exemplaires sous forme de produits dérivés. Moi, Warhol ça me barbe. Ses portraits me gonflent malgré le principe de répétition faisant allusion à la superficialité de la société de consommation (sérielle, industrielle). Mais les oeuvres warholiennes présentées dans les magazines d'art en format réduit avec des explications me suffisent largement. J'ai l'impression qu'il est le véritable chouchou du monde artistique : chaque année, quelque part dans le monde, il y a une exposition de ses oeuvres ...
Je me suis efforcée d'y aller en espérant de retrouver Velvet Unground fondée par Lou Reed et le milieu new yorkais underground des années 1980 (Basquiat, Keith Haring, Julian Schnabel). Une fois arrivée, je me suis paumée et noyée. Cette exposition thématique ne présentant que les 130 tableaux, parmi le millier de portraits peints, du pape du pop Art est assez restrictive. Dommage qu'il y ait eu peu de détails sur la fabrication des oeuvres à la factory et peu d'ouverture sur sa vie intime ... L'ennui et la monotonie éprouvées lors de la ballade sur sa planète ne seraient-ce une prémonition? J'ai le sentiment qu'il a peint dans l'urgence et dans la brièveté pour braver un je ne sais quoi ...
13 mars 2008
Basquiat
Je suis Basquiat, un peintre d’origine haïtienne. Je suis le seul artiste de couleur qui s’est fait une place dans le monde des arts. Je dépose des graffitis sur les murs de New York la nuit avec ma démarche chaloupée. Une fantaisie provenant de mon inspiration diurne. Je dors avec dans un parc à l'abri sous un grand carton. Je suis un personnage hors du commun. J’ai eu des amis et des amours et je les ai trahis. Je me réveille la nuit pour peindre. Parfois, je ne me réveillais pas, abruti par la drogue. Je suis le graffiteur devenu l'enfant préféré de l’avant-garde new-yorkaise. Andy Warhol m’apprécie énormément. C’est mon jumeau. Nous avons beaucoup travaillé ensemble. Malgré le succés de mes toiles qui s'arrachent comme des petits pains je souffre terriblement. Julian Schnabel, le réalisateur (et aussi peintre de renom !), me connaît bien. C’est un ami. On a écrit des conneries sur moi et il a été capable de discerner le vrai du faux : J'en ai soupé de lire toutes les conneries qui ont été publiées sur Jean-Michel. Je me souviens d'un très bon article du New York Times, qui faisait une excellente analyse de son oeuvre, sauf qu'au détour d'un paragraphe l'auteur assénait que Basquiat "aurait pu devenir un grand peintre s'il avait accepté d'aller aux Beaux-Arts". C'était peu de temps après la mort de Jean-Michel. Au moins, il n'était plus obligé de lire ça. Je meurs tragiquement d’une overdose à 27 ans en 1988.
Un véritable souci d'authenticité ou un gage de fidélité pour retracer l’histoire de son ami. Il a réussi à donner sa version des faits en ne cherchant pas de réponses. Il a accepté Basquiat tel qu’il était. C’est une qualité. Mais il s’est permis de faire entorse à la vérité en offrant une jolie scène pour dire ce qu'il n'a jamais dit à son ami de son vivant. Nous pouvons voir Milo montrer une toile à Basquiat, dans son atelier sur laquelle il y a la date 12 août 1988. Ce tableau, c'est celui que Julian Schnabel a peint le jour où il a appris la mort de Jean-Michel Basquiat. Un peintre et une musique nourrissent tout le long le film. J’aurais préféré que cette histoire soit beaucoup plus longue. Peut être que l’aura du mystère de Basquiat se serait évaporé ?
11 mars 2008
Modigliani
Je veille exprès pour voir Modigliani (un de mes artistes préférés), un film raté au ciné, à la télévision. Il y a malheureusement la patte américaine dans ce film ! Une dramatisation hollywoodienne avec la musique techno rap (ça ne correspond pas du tout au sujet du film !). Je découvre la passion de Jeanne Hébuterne avec Modigliani, les frictions entre lui et Picasso, les paradis artificiels (absinthe, haschich), le manque d’argent, l’effervescence artistique et le Paris de 1920. J’ai également pu croiser Diego Rivera (le compagnon de Frida), Gertrude Stein et Cocteau. Leur ressemblance est sidérante ! Son portrait est un peu déformé et caricaturé. L’histoire de cet artiste n’est pas tout à fait véridique. Au lieu de mettre en lumière son travail artistique (contrairement à certains films tels que Frida, Pollock, Surving Picasso, Basquiat) l’intérêt est plutôt porté sur la vie privée tourmentée de ce peinte … Je reste donc sur ma faim! C'est intenable ...



