A la recherche de Miss Cultura ...

Carnet de rendez vous pour la culture.

06 mai 2009

El nino pez

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La réalisatrice de XXY revient avec un deuxième long autour des mêmes thématiques (adolescence, effronterie, difficulté à vivre pleinement une sexualité différente, sensualité, révolte postadolescentepostadolescente contre le monde des adultes, pudeur, malaise) avec un jeu de miroir inquiétant. J'ai, tout de suite, pensé au film pasolinien Théorème dont le thème est la cristallisation des désirs autour d'un personnage central. Allez savoir pourquoi! Deux jeunes femmes, coincées dans des corps mi-enfants mi-adultes, qui voudraient s’aimer, mais que tout sépare... Amour et drame vont inextricablement se lier; Une belle maîtrise de mise en scène accompagnée d'images fortes et émotionnelles ne fait que renforcer la manière d'exprimer les sentiments passionnels et charnel. Le cinéma argentin a désormais trouvé sa réalisatrice et il n'a pas fini de m'étonner... Il ne cesse de créer de nouveaux procédés de narration captivants. J'y adhère totalement et j'éprouve toujours le grand plaisir de plonger dans des histoires de toute nature. 

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30 avril 2009

Mafalda

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Puisque nos enfants se préparent tous à devenir, par notre faute, de petits Mafalda en puissance, il serait prudent de traiter la vraie Mafalda avec le respect que l’on doit à un personnage réel. Umberto Eco

Lors de l'Escale du Livre (clin d'oeil à Icar, Fabrice, Vincent et Patricia), j'ai retrouvé l'attachante Mafalda. Cette petite fille de six ans dont une place porte le nom, figure parmi les dix Argentines les plus influentes du XXe siècle. J'ai sans hésité acheté le magnifique intégrale pour replonger dans ses histoires à portée philosophique avec une touche de cynisme. C'est ma "bible", composée d'un assemblage de 12 volumes, sur ma table de nuit. Aussi loin que mes souvenirs puissent remonter, je me rappelle avoir étudié quelques extraits en espagnol de la seconde à la terminale. Ce qui me plaisait chez elle : sa candeur, son intelligence, sa curiosité, son anticonformisme, son inquiétude et sa manière de regarder l'univers adultes avec ses yeux. L'humour en toute liberté. Comme dit Joaquín Salvador Lavado, alias Quino, je ne crois pas que l’humour puisse changer quoi que ce soit, mais c’est parfois le grain de sable qui peut faire évoluer les choses. Sa particularité est de traquer sans hésiter les défauts de notre société sous forme d'humour afin de rendre plus supportable l'injustice et les aberrations. Il a besoin de dessins et de dialogues pour nous faire rire. Chaplin n’a pas besoin de mots pour faire rire, Jacques Tati non plus. Mais Woody Allen a besoin des mots pour être drôle. Ce qui fait la différence est la manière d'utiliser l'humour. Rien n'est obsolète.

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30 juillet 2008

Las Hermanas Caronni // Juan Carlos Caceres

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Un rendez vous de toutes les générations Chez Alriq qui restera toujours indémodable. J'ai entendu pour la première fois Las Hermanas Caronni.  Une violoncelle, une clarinette, deux voix singulières et un pays en commun : l'Argentine. Ces atouts m'ont permis de découvrir ce qu'est la musique argentine  : elle est originale et intime. 

Par ailleurs, Las Hermanas Caronni ont invité Juan Carlos Caceres. Ce polyphonique créateur, avec une âme de bohème, m’a surprise lorsqu’il a manié plusieurs instruments (sa voix, le piano et le trombone) en même temps. L’ouragan s’est déchaîné en lui. Il a chanté avec emphase et interprété quelques chansons avec passion ...

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12 juillet 2008

Agnus Dei

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Dans son premier film Agnus Dei (juste un petit rappel : l’agneau de Dieu ôte les péchés du monde) Lucia Cedron donne un message discret, simple et fort : une famille déchirée entre trois générations (le grand père – le mari/la mère – la fille/petite fille), symbolisant les deux périodes fondamentales de l’histoire de l’Argentine (dictature – après dictature), ne peut qu’avancer lorsque ce pays aura regardé son passé en face. L’empreinte indélébile de la dictature argentine est omniprésente dans la vie d’une famille et se transmet de génération en génération. Nous pouvons donc parler d’un  "conflit transgénérationnel" (qu’est ce que c’est ce bazar ? allez zou notez bien que dans "maladie" il y a "mal a dit". Pour faire simple : il s’agit d’un épisode particuliers « étouffé » (par exemple dans ce film il s’agit de la transmission involontaire du traumatisme de la dictature) pour plusieurs raisons et il se reproduit sur plusieurs générations. Le hasard n’existe pas et il n’y ait pas pour rien ! Si vous avez le temps de lire je vous conseille Aie mes aïeux d'Anne Ancelin Schützenberger et Origines et prévention des maladies de Salomon Sellam. Ce dernier je ne l’ai pas encore lu. Mais on m’en a beaucoup parlé. A confirmer.)

J’ai noté qu’il y avait une certaine habileté et fluidité de sa part. La plupart des transitions étaient très soignées sur le plan technique : d’une part elles se produisent dans le même plan sans coupure brutale et d’autre part le mouvement ininterrompu de la caméra assure sans difficultés le basculement entre le passé et le présent. Cette réflexion sur l’enchevêtrement du passé et du présent m’amène à comprendre l’omniprésence du passé non seulement dans les souvenirs mais aussi dans les répercussions engendrées dans le présent. Des vieilles plaies mal soignées ne font qu’apparaître les démons du passé …

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