25 mars 2009
PixPalace
Fondée en juin 2004, la société a ouvert 2 filiales, aux Etats-Unis (New York) et en Pologne (Varsovie) en 2008. PixPalace est un service de distribution et le fédérateur de 86 agences, avec un flux quotidien de 1500 nouvelles photos. Pour référence, l’AFP et Reuters diffusent 1500 images/jour. 3 millions de photos HD téléchargeables. Le but de PixPalace est : -de permettre à des agences de taille moyenne d’être diffusées. En sont exclues des structures comme Istock, la photo à 1 dollar ou fotolia -d’être un service aux professionnels uniquement -d’installer un serveur local chez le client
Les agences A l’exception de 2 ou 3 photographes indépendants connus, les partenaires sont des agences photographiques, parmi les nouvelles : noor, vu, tendance floue, myop, photoalto… Côté illustration, une agence d’infographie, Ide vient de rejoindre pixpalace. Le prix de présence sur pixpalace est par palier de 10 000 images = 500 euros.« Les agences paient pour être vues » La durée de présence des images sur le portail est variable selon les agences, pour SIPA les six derniers mois, pour le sport, la dernière année. Les clients Ils sont essentiellement du secteur de la presse (quotidiens, magazines : le monde 2, le point, le nouvel observateur…) et de l’édition (Hachette, Sejer/editis…), et progressivement élargi à la communication visuelle. Les clients paient un abonnement mensuel. A titre d’exemple la tribune paie 300 euros réparti approximativement comme suit : 100 euros pour le serveur, 100 euros pour la maintenance et 100 euros pour le service. Le serveur installé dans la publication permet de traiter de grandes quantités en local et avec l’interface pixpush d’intégrer les flux externes. Ainsi le client accède à ses propres images, et aux images issues des autres abonnements de flux externes (Fils, FTP..) Les projets et prospectives 1) A la demande des publications, la version 2009 intégrera la gestion « Panier » avec téléchargement de planche contact en accès défini au sein de l’entreprise. 2) Réalisations de tests du moteur de recherche Sinequa pour le traitement linguistique. Le problème rencontré porte notamment sur le délai de maintenance des index. Le moteur de pixpalace l’effectue toutes les 2 heures et Sinequa sous plusieurs jours. 3) Des tests également du côté de logiciels de similarité visuelle sont régulièrement effectués (Ltu, Idee, Excalibur). 4) Pixpalace développe une offre pour les agences de communication et de publicité 5) Ouverture de portails de diffusion par pays afin d’avoir une lisibilité en matière de droit d’auteur (Pologne, Etats-unis) et prochainement en Chine. 6) Une demande des utilisateurs porte sur l’introduction de relevé de piges. Projet à l’étude. 7) Passage de l’IPTC/IIM à XMP courant 2009 Fonctionnalités du système Les données issues des agences sont exclusivement de leurs responsabilités. Les informations « minimum » demandées sont les rubriques IPTC : auteur, titre, légende, mot clé (si possible). Les métadoonnées doivent être structurées en IPTC. Pour ce faire un tableau de correspondance prenant en compte les différences de rubriques entre les logiciels d’images du marché est adressé aux participants. Il a été réalisé par Patrick Peccatte, spécialiste des métadonnées en images fixes en juin 2008 cf son blog http://blog.tuquoque.com/. (document joint en pdf). Le moteur de recherche est une application « maison ». Actuellement une recherche précise sur la date, utile pour le sport et le news n’est pas opérationnelle. En revanche il permet une recherche transversale à travers les collections. La recherche est en plein texte sur les rubriques IPTC. Les requêtes peuvent s’accompagner de constitution de panier avec un liséré de couleur pour les fonds d’images. Possibilité de PDF, diaporama, création de groupe d’agences pour des sélections d’images ciblées, tri des résultats selon différents critères notamment par agence afin d’avoir un aperçu de leur approche. L’affichage par défaut se fait par arrivée des images sur le serveur.
16 mars 2009
Web 2.0
L’article intitulé Flickr et PhotosNormandie: une entreprise collective de redocumentarisation paru dans la revue de l’ADBS Documentalistes Sciences de l'Information à l’occasion du dossier autour du web 2.0 dans le numéro de Mars 2009 est à lire sur le blog de Patrick Pecatte
03 mars 2009
Les conditions de Facebook sont elles illégales?
Plus rien ne me surprend ... et votre avis?
28 janvier 2009
Fotolia "s'attaque" à la vidéo...
Comme certains d'entre vous le savent déjà, Fotolia intègrera prochainement sur son site la vente de vidéos d'illustration.
Ce nouveau marché très prometteur jouit actuellement d'une croissance très forte et Fotolia se devait de proposer aux vidéastes, professionnels ou amateurs, une solution pratique pour la vente de leurs ressources. Afin de préparer cette révolution, Fotolia propose d'ores et déjà à ses contributeurs d'uploader leurs vidéos d'illustration afin de préparer la base de données pour le lancement officiel qui aura lieu très prochainement.
Alors si vous aussi, vous souhaitez vendre vos vidéos, cette newsletter est faite pour vous ! Vous y trouverez toutes les informations concernant la vente de vidéos sur Fotolia et les moyens d'uploader vos fichiers.
QUELS TYPES DE VIDÉOS ? QUELS FORMATS ?
Les vidéos d'illustration sont, comme les photos, des fichiers à destination principalement des professionnels de la publicité, de la presse (audiovisuelle) et de la communication. Les thèmes abordés et la qualité technique doivent donc correspondre à leurs attentes.
La comparaison aux images d'illustration ne s'arrête pas là puisque les mêmes règles concernant la propriété intellectuelle s'appliquent aux fichiers vidéo. Vous devrez donc disposer d'une autorisation de droit à l'image pour chaque personne représentée (y compris les voix) dans votre fichier vidéo et ne pourrez en aucun cas vendre des clips représentant des logos, des marques protégées, des bâtiments ou emplacements protégés ainsi que tout élément protégé par un droit de propriété intellectuelle.
SPECIFICATIONS TECHNIQUES
Pour que vos envois de vidéo aboutissent, il vous faudra impérativement respecter les spécifications techniques suivantes :
Formats du clip vidéo : asf, avi, flv, h264, mov, mpeg, mpegts, mpegvideo
Codecs supportés : flv, dvvideo, h264, mjpeg, mpeg1video, mpeg2video, mpeg4, rpza, svq1, vp6f, wmv2, wmv3 Nombre d?images par seconde (FPS) : 24, 25, 29.97 ou 30
Résolution minimum : 320x240 / Résolution maximum : 1920x1080
Compression : la meilleure qualité d'image possible. Vous ne devez pas limiter le bit rate de compression vidéo.
Durée du clip vidéo : entre 5 secondes et 60 secondes
Son : Le son est acceptable s'il fait partie de la scène (48kHz, 16 bit non compressé). Aucune musique ne sera acceptée.
PROCÉDURE D'UPLOAD
La procédure d'upload de vidéo est extrêmement simple puisqu?elle est identique à la procédure d'envoi de photos par FTP (en raison du poids des fichiers vidéo, seul le FTP est disponible).
Pour envoyer vos vidéos sur Fotolia il vous suffit donc de vous connecter sur votre compte Fotolia et de suivre les consignes indiquées sur la page (Mes Fichiers > Uploader un nouveau fichier par FTP)
Une fois vos fichiers uploadés, vous pourrez les indexer dans la rubrique "Mes Fichiers", ils seront alors fin prêts pour le lancement officiel de la vente de fichiers vidéo qui interviendra très prochainement.
Plus d'informations sur les spécifications techniques
Source : Fotolia
02 juillet 2008
Réseaux sociaux et données personnelles
Les réseaux sociaux sur Internet proposent toute une gamme de services attrayants, y compris à des fins professionnelles On y accède facilement et généralement gratuitement après avoir donné une série d'informations, plus ou moins réelles, sur sa vie privée. Ces données sont exploitées ensuite par les opérateurs de ces plateformes à des fins commerciales pour organiser un ciblage publicitaire de leurs membres. Si ces pratiques ne sont pas interdites, elles sont encadrées par la loi.
Quel mode de fonctionnement ?
Chaque nouveau inscrit va créer son profil qui sera consultable par l'ensemble des membres du système en fonction des associations qui auront été établies. Les chaînes de relation, fondées sur la confiance, sont de ce fait multiples. Les espaces s'organisent autour de centres d'intérêt communs (hubs) permettant d'alimenter des discussions, d'organiser des agendas, de consulter un espace presse, d'effectuer des recherches de partenariat, d'organiser une veille sur un secteur, d'identifier des experts. L'information peut être retrouvée facilement (moteurs, tags des profils, etc.).
Puisque ces données personnelles font l'objet d'un traitement, la Cnil ne pouvait manquer de s'y intéresser et ce après que plusieurs plaintes avaient été formulées contre quelques-unes de ces plateformes.
Après avoir rencontré, dès l'automne 2007, les représentants de Facebook, la Cnil leur a envoyé un courrier en janvier 2008 pour obtenir des informations sur les durées de conservation des données personnelles stockées, le traitement des adresses IP et des courriers électroniques des personnes invitées par un de ses membres. Elle souhaitait aussi savoir comment Facebook analysait les profils des personnes inscrites pour leur poster des publicités ciblées.
Une vigilance numérique
Les utilisateurs des réseaux sociaux maîtrisent généralement mal ces outils. L'usage par défaut, rarement désactivé, autorise une large diffusion de données qui, bien souvent, auraient dû rester confidentielles.
Savoir gérer ses traces numériques s'impose, c'est la réponse indispensable pour veiller sur son e-réputation à long terme mais aussi pour éviter d'être constamment importuné par des messages à caractère promotionnel, trop nombreux et non adaptés à son profil. Beaucoup semblent ignorer que leurs interventions sur les réseaux laissent des traces à long terme et que celles-ci peuvent avoir des impacts sur leur vie personnelle et professionnelle.
On peut s'interroger sur ces risques lorsque l'on apprend qu'un grand nombre de personnes n'hésitent pas à accepter que l'on mette leur génome en ligne et que, même si celui-ci s'affiche dans un premier temps sur une page personnelle, elles seraient prêtes à partager ultérieurement cette information.
Le moteur Google a pris les devants. Il propose des outils d'effacement, des vidéos de sensibilisation sur YouTube et même un manuel rédigé en français. Il a également nommé un responsable de la protection de la vie privée.
Quel droit applicable ?
Puisque la collecte d'informations se fait sur le territoire français, la loi française devrait s'appliquer. Mais on pourrait considérer que, le serveur mis en oeuvre étant situé aux Etats-Unis, il n'y a aucun lien avec le territoire européen et dans ce cas, la loi applicable pourrait être une loi américaine. On note, par ailleurs, que les informations sur Facebook sont toutes rédigées en anglais.
Facebook fait cependant partie des entreprises américaines qui ont adhéré à la Safe Harbor, un accord passé entre les Etats-Unis et la Commission européenne qui garantit un niveau de protection conforme aux normes européennes pour les informations collectées en Europe. Pourtant, pour suivre la politique déjà adoptée par MySpace et Google, Facebook indiquait le 6 novembre 2007 qu'elle allait donner les profils de ses cinquante millions de membres, à l'exception de ceux qui s'y seraient opposés (principe de l'opt-out), aux publicitaires, alors que la directive européenne préconise l'opt-in, soit le choix volontaire de l'internaute. La politique affichée sur le site quant au respect de la vie privée n'est pas vraiment en phase non plus, notamment lorsqu'il y est affirmé que des informations peuvent être collectées depuis d'autres sources que Facebook (sites, blogs, etc.).
Bientôt un avis au niveau européen
Seul le niveau européen permet d'assurer une visibilité et une représentativité réelles. Après avoir donné un avis sur les moteurs en avril 2008, le G29 compte publier un document similaire sur les réseaux sociaux avant la fin de cette année.
En ce qui concerne les moteurs, on avait constaté que les données collectées, parfois à l'insu des internautes, étaient croisées, et l'on se posait des questions sur leur conservation et leur réutilisation. Ainsi, par exemple, on avait noté que si de nombreux internautes savent neutraliser les cookies, les fast cookies des moteurs passent souvent inaperçus et ne devraient être tolérés que lorsque les internautes avaient été avisés de leur existence.
Mais si les moteurs existent depuis longtemps, les réseaux sociaux sont apparus plus récemment et ils évoluent vite. Les directives européennes et les lois ont toujours un temps de retard. Ce sont elles qui doivent s'adapter aux techniques et non la technique à la loi.
Il faudra aussi, et ce n'est pas l'une des moindres difficultés, parvenir à définir le champ des acteurs concernés, sachant que certaines applications offrant les mêmes services n'adoptent pas forcément cette dénomination.
Etre visible à tout prix signifierait-il que l'on doive renoncer à contrôler son image et à revendiquer un droit à l'oubli ?
Actualité du Droit de l'Information, M.B. avec la participation de Mathias Moulin(Cnil), juin 2008
Une plainte portée contre Facebook auprès de la Cnil canadienne
Une plainte a été déposée, le 29 mai 2008, auprès de la Cnil canadienne par la directrice de la Clinique d'intérêt public et de politique d'Internet du Canada (Cippic) de la faculté de droit d'Ottawa et cinq de ses étudiants contre Facebook qui aurait violé vingt-deux dispositions de la loi canadienne protégeant la vie privée en fournissant les renseignements personnels de leurs abonnés à des tiers, à des fins publicitaires, sans le consentement de ceux-ci. Si Facebook permet de refuser cette utilisation, il incombe aux utilisateurs de modifier les options de leur compte. Si Facebook affirme que les internautes sont volontaires pour partager leurs informations, ce n'est sans doute pas toujours pour les réutiliser. La Commissaire canadienne chargée de la vie privée dispose d'une année pour faire part de ses conclusions et lancer des actions éventuelles en justice. La Cippic entend porter une plainte similaire contre MySpace.
Actualité du Droit de l'Information, M. B., juin 2008
20 juin 2008
Traduction de la pétition en ligne
Chers membres du Congrès,
Nous avons signé cette pétition pour exprimer notre profond désaccord concernant le projet de loi sénatorial 2913 et le projet de loi 5889 de la Chambre des Représentants présentés au Congrès. Nous nous opposons fermement à cette législation et vous prions instamment de voter contre. Nous croyons que ces lois transgressent les droits des artistes, journalistes, citoyens américains et citoyens du monde. Pour mieux comprendre notre point de vue lisez s'il vous plaît l'exposé ci-dessous de notre groupe de base : Un Million de Gens Contre le projet de loi sur les Oeuvres Orphelines.
Le décret Shawn Bentley sur les oeuvres orphelines de 2008 (S.2913 et H.R.5889) est une loi extrêmement compliquée qui a des conséquences énormes pour tous les américains et tous les gens en général. Nous croyons que cette loi est une tentative insidieuse de contourner les lois américaines et internationales sur le copyright qui protègent les photojournalistes, les journalistes multimédias, les écrivains, les artistes, les dessinateurs, les illustrateurs, les vidéographes , les musiciens , les citoyens américains , et tous les gens qui prennent des photos , font des vidéos ou créent de l'art. Suite à un examen sérieux de cette loi et des groupes de lobbying qui militent en sa faveur , nous avons conclu que ceci est une menace pour les droits de propriété intellectuelle , la vie privée et la liberté de parole de tous les américains et de tout le monde. Nous croyons que c'est un droit inaliénable de toute personne ou artiste individuel de décider comment leurs photos, illustrations, vidéos, musiques ou peintures sont utilisés pour l’éternité. Nous croyons qu'une protection forte de ce droit empêchera toute personne, entreprise, institution ou gouvernement de contrôler progressivement le monde de l'art et des images. Nous sommes contre toute loi qui directement ou indirectement sert à contourner ce droit inaliénable.
Nous sommes contre le fait que le gouvernement américain puisse, directement ou indirectement, obliger les artistes et les journalistes à enregistrer leur art et leurs photographies dans une base de données géante prescrite par cette législation. Nous croyons que ceci est une menace pour la liberté de parole et la vie privée. Une telle base de données autoriserait n'importe quel gouvernement, corps constitué ou individu à pister les mouvements des journalistes qui prennent des photos et réfléchissent le travail des artistes.
Un Million de Gens Contre le projet de loi sur les Oeuvres Orphelines !!!!
Sincèrement
Les pétitionnaires
Mobilisation UPC-FRELIEN face au projet de loi américain
Nous tenons à attirer votre attention sur un projet de loi américaine menaçant gravement le travail des photographes.
En effet, ce texte prévoit un enregistrement obligatoire de nos photographies dans une base de données géante afin de les protéger par le système du copyright.
Si cette formalité n’est pas accomplie, les photographies sont alors considérées comme des oeuvres orphelines (dont on ne connaît pas l’auteur) et pourront être utilisées et commercialisé es librement et sans contrepartie sur le territoire américain.
Vous l’aurez compris, ce projet contredit entièrement le système de droit d’auteur français et de copyright anglo-saxon et il va à l’encontre de tous les combats menés par nos associations.
Nous vous invitons donc à signer la pétition mise en place à cette effet. Suivez le lien : http://www.petition online.com/ Stop2913/ et diffusez-le largement.
Toute la photographie professionnelle est menacée, merci de prendre quelques secondes pour faire ce geste.
Les membres des Conseils d’administration de l’UPC et de FreeLens
13 juin 2008
Orpan Works Bill
Les Etats-Unis sont à la veille de voter une loi appelée Orphan Works Bill. Cette loi, demandée par les groupes de pression d'Hollywood, de l'industrie de l'Internet, des associations de musées américains, etc. stipule que toute oeuvre non attribuée, c'est-à-dire dont on ne connaît pas l'auteur, pourra être utilisée et commercialisé e si on ne peut pas en retrouver l'auteur après ce qui est appelé « des recherches suffisantes» «reasonably diligent search». Mais le niveau de ces «recherches suffisantes ou appropriées» serait déterminé par l'utilisateur.
Tous les types d'oeuvres sont visés: de la peinture professionnelle aux photos de famille, d'oeuvres artistiques ou d'oeuvres commerciales, des photos personnelles, aux photos de mariages, publiées ou non publiées, des œuvres musicales, littéraires, en arts visuels, ou sur film, qu'elles soient disséminées sur l'Internet ou par tous autres types de médias. Il est évident que les arts visuels et la musique vont êtres particulièrement touchés puisque ces oeuvres sont souvent reproduites sans le nom de l'auteur ou le nom de l'auteur peut-être facilement éliminé. De plus l'effet pour les cultures autochtones pourrait être dévastateur puisque l'auteur n'est jamais indiqué.
Considérons un exemple: Comment une personne, soit d'Arkansas ou du Niger, peut connaître l'existence d'une telle loi, comment peut-elle savoir qu'une telle loi va l'affecter, comment peut-elle savoir qu'elle doit enregistrer ses œuvres dans un registre Américain et qu'elle doit débourser des frais pour ce faire? Ceci pour protéger ses photos de mariage ou les photos de sa famille et de ses enfants contre l'utilisation de celle-ci par une corporation ou une organisation à but non-lucratif qui véhicule des valeurs contraire à sa religion ou à son éthique personnelle ajoutant l'insulte au dommage qui lui serais causé? Ceci reflète l'étendu des problèmes qu'une telle loi peut créer.
Cette loi va en même temps mandater la création de nombreux registres qui seront administrés par des corporations privées ou chaque auteur devra y inscrire chacune de ses oeuvres pour les protéger: par exemple, pour un photographe, il devra y enregistrer chaque click de la caméra, pour un illustrateur, chaque ébauche. Toutes oeuvres non enregistrées dans un de ces registres, pourraient devenir une oeuvre orpheline et donc êtres utilisés et commercialisé s au bon vouloir des individus et des corporations. Et ce sera l'industrie privée qui déterminera les coûts et les modalités d'inscription de ces œuvres dans ces registres.
Même si cette loi est votée au États-Unis son impact se fera sentir sur tous les créateurs à l'extérieur de ce pays. De toute évidence une fois appliquée, cette loi ne fera pas de différence entre une oeuvre créée par un Américain et une oeuvre d'un créateur d'un autre pays. Cela voudrait dire que TOUTES les oeuvres créées mondialement devront êtres enregistrés dans ces registres américains! De plus, seulement les Américains pourront se prévaloir de cette loi étant donné que de telles pratiques sont illégales dans tous les autres pays, leurs donnant un avantage démesuré et pouvant créer un effondrement les prix des licences des oeuvres sur le reste du marché mondial.
Cette loi vient aussi à l'encontre du Traité de Berne qui stipule que le droit d'auteur ne doit pas être restreint par aucune formalité. De plus elle ne respecte pas les négociations internationales du TRIP. (Agreement on Trade Related Aspects of Intellectual Property TRIPs, UNESCO)
Une lettre que vous pouvez utiliser à cette fin est reproduite au bas de cet envoi. Voici un lien aux États-Unis du Illustrators' Partnership sur lesquels nous avons basé notre décision :
http://www.illustra torspartnership. org/01_topics/ article.php? searchterm= 00267
La loi pourrait être voté dans quelques jours, nous vous demandons de réagir rapidement, dans les jours qui suivent, et de faire parvenir ce courriel à toutes les associations avec qui vous êtes en contact ici ou à l'étranger.
André Cornellier Ewan Nicholson
Directeur du Droits d'auteur Président CAPIC
CAPIC
Orphan Works Bill
Une loi américaine appelée ORPHAN WORKS BILL, va bientôt être votée par le Congrès. Elle stipule que toute oeuvre non attribuée, c'est-à-dire dont on ne connaît pas l'auteur, pourra être utilisée et commercialisée librement et sans contre-partie.
PETITION
Une pétition en anglais vient d'être créée pour contester cette loi et en dénoncer les dangers
http://www.Petition Online.com/ Stop2913/
SUR LA LOI
- Vous trouverez un résumé en français sur ce lien
· Article du New-York Times : Little Orphan Artworks
- Traduction française d'une lettre envoyée aux membres francophones du CAPIC
(Association canadienne de photographes et d'illustrateurs http://www.capic. org), qui explique bien le contenu et les conséquences de la loi.