09 avril 2009
Weeds
En ce moment, je me régale avec cette série américaine acide, décalée et déjantée. Weeds n'est pas l'herbe qu'on tond ... mais cette fois ci celle qu'on fume! A consommer sans modération! J'assouvi mon plaisir sans complexe malgré les 26 minutes d'un épisode. Le double discours hors du commun me plaît. Mettre la marijuana au coeur du film, fallait l'oser pour attirer la foudre! Bien plus qu'un plaidoyer des drogues douces elle est avant tout sarcastique et engagée. Ce que j'apprécie vraiment est le traitement corrosif de certains sujets controversés (l’IVG, Bush, le racisme, les armes, etc.) ou de sujets plus tabous (le cancer, la surdité). Le sens de la dérision est énorme. Et pourtant, Weeds est dans le collimateur du CSA ...Allez savoir pourquoi!
C'est l'histoire d'une mère, Nancy, et de deux enfants qui viennent de perdre leur père. Ils vivent dans une ville conformiste (cf le délicieux générique. Imaginez une banlieue américaine avec des maisons identiques et les voitures qui sortent en même temps de leurs garages à la queue leuleu pour aller au boulot ...) et paisible (aparemment!), Agrestic, où tout le monde se connaît et se ressemble. Nancy doit subvenir seule aux besoins de la famille. Son moyen ? Vendre de l'herbe. Tout au long de la série, on assiste à l'évolution de sa personalité et des relations aussi bien familiale qu'intime. Le deal devient alors l'enjeu de toute une famille et même de toute une communauté trés standardisée.
10 mars 2009
Six Feet Under
En ce moment, je me régale avec Six Feet Under. Merci à un ami qui m'a fait découvrir cette série! Elle est incroyablement humaine puisqu'elle nous renvoie sans arrêt par rapport à nos contradictions sur la vie. Qui est derrière ce véritable bijou cinématographique? Allan Ball, le scénariste d'American Beauty. Note : je me demande parfois ce que l'actrice Rachel Griffiths fout dans cette série. Elle est d'une telle médiocrité que parfois j'ai envie de balancer la télécomande sur sa gueule. Heureusement que le scénario est bien ficelé pour l'oublier! Sinon les autres acteurs sont particulièrement touchants.
L'originalité réside dans l'ouverture de chaque épisode par un décés d'une personne qui se retrouvera en fin de compte entre les mains des Fishers (une sacrée famille dont l'occupation quotidienne est d'accompagner la famille du défunt jusqu'au bout). Chaque macchabée, présenté avec soin, influe les Fishers et rapelle leur condition de vie sur Terre. Grâce à eux, les Fishers évoluent. En parralèle, il est possible de suivre les tourments et les interrogations de cette famille. Aucun voyeurisme. Aucun climat malsain. Une étude de comportements et une interrogation sur les causes, les conséquences et les répercussions d'un tel évènement. Ce qui est surprenant : il ne tire jamais sur la corde sensible. Bien au contraire, le moindre sujet sensible apparaît facilement et naturellement.
Il y en a, parmi les blogueurs, qui risque de me dire que c'est encore un rendez vous avec le lugubre, le sinistre et la morbidité. En aucun cas ils n'y sont. Mais sachez bien que sa réussite est due à l'emploi d'un humour particuliers : décapant, cynique, noir, anticonformiste ... Bref, je ne vais pas étaler la longue liste des adjectifs qualifiant cette sublime série.

