14 mai 2009

Citation du jour

Moralité : Dans le système scolaire actuel, mieux vaut être un chieur agressif et sècher toute l'année, qu'un élève faible mais gentil, et qui fait des efforts pour obtenir l'orientation qu'il veut. Celui-là, on est prêt à le sacrifier sans état d'âme.

Merci à Polemos. En gros, l'élève qui en a vraiment marre de l'école et a toutefois un projet professionnel n'ira pas au lycée professionnel l'an prochain. Des qualités telles que la gentillesse, la bravoure et la persévérance. Il fait des efforts pour assister encore aux cours sans agresser les profs. Pourquoi? Force est de constater que le  lycée professionnel ne concerne que les branleurs agressifs à moitié déscolarisés. Quant à lui, il vaut mieux que ça. Il doit donc continuer en filière générale où il ramera et dérivera... Apprendre un métier concerne les cas sociaux. Vouloir apprendre un métier est une preuve d'intelligence. Les gens intelligents vont en filière générale. Il n'y a de salut que pour les filières générales, soit disant parce qu'elles sont les seules qui permettent d'accéder à un métier? Comme si les métiers manuels (menuisier, plombier, boulanger, coiffeur, etc.) n'étaient pas des métiers dignes. La dévalorisation de la voie professionnelle n'est-elle pas hallucinante? C'est un véritable problème culturel et de mentalités. Nous avons tendance à ne valoriser qu'un SEUL type d'intelligence. Or, d'autres formes d'intelligence existent... Cherchons l'erreur dans notre parcours. Je valorise mes élèves tant que je peux...

Je reviens sur la critique Entre les murs émise auparavant. Aprés une telle réflexion j'ajoute le gros point noir de ce film : il ne montre pas les limites du professeur dans sa manière d'enseigner et d'aborder les élèves. Ces derniers cherchent désespérément une relation verticale (d'adulte à adolescent) et non horizontale (adulte au même niveau que l'adolescent). Ils ont de quoi être perturbé et déstabilisé! Ils éprouvent un tel besoin de reconnaissance, d'autorité et de sécurité relationnelle qu'ils sont sans arrêt fragilisé par l'attitude de ce professeur. Ils se cherchent et cherchent surtout des adultes “de référence”. Leurs provocations et leurs questionnements indiscrets ont toujours une particularité. Ce qu'ils veulent réellement c'est que le prof soit un adulte. Ils ne supportent pas de trouver en face d’eux les mêmes incertitudes, les mêmes hésitations et les mêmes peurs. Cette forme d'insécurité renvoie une image de l'adulte qu’ils ne veulent pas connaître. Par exemple, à un moment donné un élève lui demande s'il est homosexuel. Au lieu de le remettre à sa place il répond à sa question. Imaginez donc la suite... Il se fait vite déborder et chahuter. Les options (et plus encore celles qui sont liées à la sexualité !) sont personnelles et elles n’ont pas à apparaître sur la scène de la classe. Si j’en fais état, je franchis une limite entre mon rôle et ma personne. Les élèves sont curieux de la vie des profs, et c’est bien normal. Ils questionnent, ils provoquent, ils veulent “tout savoir”. Au pire des cas quand ils ne savent pas ils peuvent inventer ou fantasmer. J'en ai fait l'expérience.

Posté par misscultura à 10:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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